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Blackout électrique et plan de délestage : le résumé

Pour éviter un blackout électrique généralisé, les autorités finalisent en ce moment un plan de délestage visant à organiser de brèves coupures de courant localisées cet hiver. Les mesures d’urgence s’accumulent en ce moment pour éviter d’avoir recours à cette solution extrême. Retour sur les origines du problème et son traitement à l’heure actuelle.

blackout electrique 

3 centrales nucléaires belges fermées

Cet hiver, la Belgique n’aura peut-être pas assez d’électricité pour satisfaire l’ensemble de la demande. L’origine de ce problème est à chercher du coté de la filaire nucléaire belge, qui génère environ 50 % de l’électricité du pays. 7 centrales se partagent cette production : 4 d’entre elles sont implantées à Doel, les 3 autres à Tihange.

Or, Tihange 2, Doel 3 et Doel 4 sont actuellement à l’arrêt : les deux premières en raison de micro-fissures dangereuses dans la cuve, la dernière à cause d’un sabotage. Ce sont ces trois fermetures concomitantes qui expliquent les problèmes de distribution d’électricité tant redoutés cet hiver.

Concrètement, si la production est insuffisante alors que la demande ne faiblit pas, tout le réseau électrique risque de s’effondrer en même temps : c’est ce qu’on appelle un « blackout ». Face à ce danger, il est envisagé de recourir à des actions de délestage en cas de besoin.

 

Le plan de délestage

En quoi consisterait ce délestage ? Il s’agit de stopper volontairement la distribution d’électricité dans certaines zones, pour un temps limité, afin que le reste du réseau puisse continuer de fonctionner. Techniquement, le délestage se fera au niveau des postes à hautes tension qui alimentent la zone géographique concernée. Le courant serait coupé pendant 2 ou 3 heures entre 17 h et 20 h.

Certains établissements feront figure d’exception et continueront à être alimentés directement par le gestionnaire de réseau : hôpitaux, centres de soins, industries Seveso, etc.

Actuellement on estime que si la centrale Doel 4 n’est pas remise en service prochainement, la durée cumulée du délestage sur l’ensemble du pays pourrait être de 49 heures en cas d’hiver clément et de 116 heures en cas de conditions climatiques extrêmes.

Les zones géographiques susceptibles de subir ces coupures de courant seront classées par priorité sur une carte de délestage. Cette dernière a été préparée par Elia, gestionnaire de réseau de transport d’électricité, à partir des modalités prévues dans un arrêté ministériel du 3 juin 2005, et remise au Ministère de l’Intérieur. 

Sa version définitive n’a cependant pas encore été validée. De nombreuses protestations ont été émises concernant un déséquilibre entre régions wallonnes et flamandes, surtout à la défaveur des zones  sud-ouest et sud-est du pays. Par ailleurs, de nombreuses villes demandent à être exclues du plan de délestage, comme Gand récemment. Le gouvernement est donc confronté à des choix délicats, car à moins d’élever dangereusement le risque de blackout électrique général, il sera impossible de satisfaire tout le monde.

Le délestage reste cependant l’ultime recours et il n’est pas sûr qu’il faille en arriver à cette extrémité. Actuellement, tout est fait pour l’éviter.

   

 

S’INFORMER

Pour plus d’informations sur le plan de délestage :

 

Réserve de 850 MWh et autres mesures

Face à cette situation inhabituelle, le gouvernement affiche trois priorités :

  • éviter à tout prix d’en arriver au délestage pour éviter une panne d’électricité généralisée
  • communiquer pour sensibiliser la population à tous les scenarios
  • préparer et organiser à l’avance le mieux possible un éventuel délestage s’il s’avère inévitable

Tout d’abord, une réserve de 850 MWh a été constituée pour combler les éventuelles défaillances électriques le moment venu. 745 MWh ont été rendus disponibles grâce à des appels d’offre auprès d’usines à gaz qui avaient annoncé leur fermeture. Le reste sera dégagé grâce aux économies de consommation électrique du secteur industriel.

Cette réserve sera activable du 1er novembre au 30 mars pendant les 3 prochaines années.

Parallèlement à cette mesure, une amende de 4.500 €/MWh sera appliquée aux acteurs du marché de la distribution d’électricité  qui ne parviennent pas à répondre à la demande de leurs clients. A l’inverse, leurs concurrents toucheront ces 4.500 €/MWh sous forme de prime s’ils sont en mesure de mettre un éventuel excédent de production électrique à disposition des zones défaillantes.

En revanche, l’importation d’électricité ne sera que d’un faible secours : la France consomme traditionnellement toute son électricité pendant l’hiver et il lui arrive même d’en importer de Belgique… Le réseau d’interconnexion avec l’Allemagne et le Royaume-Uni est en plein essor mais il reste insuffisant pour répondre aux besoins de l’hiver à venir. 

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